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Parcours
Né en 1961 à Châteauroux, France.
Réside à Paris depuis 1985.
Photographe autodidacte. Débuts dans la photographie
de mode en 1985. S'oriente vers le reportage en 1990.
Après une collaboration avec les agences Editing puis
Métis, devient photographe indépendant.
Pratique essentiellement le portrait, que ce soit pour des
commandes venant de la presse et des institutions ou pour
ses projets personnels consacrés à la place de
l'homme dans la société. En 1994, expose et
publie aux Editions Contrejour les Naufragés de la
ville. En 1998, Robert Delpire présente à
la galerie Fait & Cause, Paris, les premières
étapes du vaste projet des
«Naufragés».
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Projet
Pour avoir passé de longs moments, avec des hommes et
des femmes vivant des formes particulières
d'exclusion, Jean-François Joly a
décidé de consacrer son travail photographique
aux plus démunis. A travers ses portraits
d'êtres en errance, il souhaite témoigner de
leur détresse. Il privilégie l'intimité
avec les «naufragés» en employant la
chambre photographique, un appareil de grand format qui
nécessite de «prendre son temps». Le lien
au modèle s'établit aussi par la
possibilité de lui offrir immédiatement un
Polaroïd, dont le négatif est conservé
par le photographe pour ses tirages. Après
s'être consacré aux personnes sans domicile
fixe à Paris et à Moscou ainsi qu'aux
toxicomanes de Zurich, Joly prévoit de poursuivre son
témoignage avec les chiffonniers du Caire, la
communauté métisse de Johannesburg, les
populations Rom et Sinti d'Europe, pour conclure son essai
photographique avec des reportages sur les «enfants de
la rue» et la prostitution.
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Appréciation du jury
Regardant les blessés de la vie, les yeux dans les
yeux, avec respect et dignité, Jean-François
Joly démontre un courage et une
honnêteté exemplaires. Ses portraits d'une
rigueur extrême ne font pas de concessions à
ceux qui les regardent. Ils nous montrent ce que l'on veut
ignorer, obligeant à réfléchir à
ce que l'on est et à ce que l'on pourrait devenir.
Ils nous demandent d'agir. Malgré le prix payé
par l'usure personnelle intérieure, le photographe
continue, avec une admirable persévérance,
à nous apporter de quoi s'indigner de la souffrance
humaine.
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