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Parcours
Né en 1939 à Genève, Suisse, où
il vit.
En 1961, assistant d'Edouard Boubat et de Jean-Philippe
Charbonnier à la revue Réalités,
Paris. De retour en Suisse, participe à des tournages
de films en 1964. Dès 1967, se spécialise dans
la photographie publicitaire et monte son propre studio en
1975. Parallèlement, développe dès les
années 1970 une recherche personnelle, exposée
et publiée en Europe, aux U.S.A. et au Japon. Travail
salué par une dizaine de prix et de bourses.
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Projet
Début 1999, Gérard Pétremand a
photographié Genève, Tampere (Finlande) et
Sarajevo, en choisissant des lieux communs - les topiques -
dans le continuum territorial urbain. Le construit semble
posé plutôt qu'ancré au sol, donnant
l'impression d'une image virtuelle. En poursuivant son
errance dans d'autres grandes villes d'Europe, le
photographe veut montrer combien ces sites
génériques «sans qualité»
unifient par couches successives les capitales historiques
en les banalisant. En effet, la ceinture d'autoroute, la
surabondance d'informations visuelles ou encore l'arbre
isolé au milieu du bitume sont devenus des
stéréotypes urbains. Gérard
Pétremand s'interroge sur la mutation du regard
générée par l'accoutumance au
déplacement rapide, l'habitude
du zapping et la surabondance d'infor- mation. Le
photographe cherche à rendre une vision
immédiate, en mouvement, où surgissent formes
et couleurs dans une nouvelle «poétique de
l'a-topique».
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Appréciation du jury
Le jury a été particulièrement
fasciné par la démarche très
contemporaine de Gérard Pétremand qui observe
des lieux, apparemment sans intérêt, tels les
bords de route. Le jeu entre le flou et le net, obtenu
à l'aide d'un appareil professionnel à
soufflets, donne une ambiguïté à la vue
urbaine, qui ressemble fort à une maquette aux
couleurs vives. Les éléments du décor -
panneaux, automobiles ou arbrisseaux - constituent des
entités formelles structurant l'image plutôt
qu'ils n'apportent un réel sens à celle-ci. La
sensation visuelle, soutenue par le chromatisme intense,
prime sur la signification. Les «topiques» des
villes européennes forment un ensemble de lieux qui,
par leur banalisation, révèlent une relative
perte d'identité urbaine. Sans être un constat
pessimiste, le travail du photographe genevois restitue avec
talent l'actualité du vécu quotidien du
citadin en y portant un nouveau regard critique.
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