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Parcours
Né en 1961 à Erfurt, Allemagne. Réside
à Leipzig dès 1986.
Diplôme de photographie à la Hochschule
für Grafik und Buchkunst de Leipzig en 1991. Assistant
dans la même école de 1991 à 1993.
Reçoit des bourses d'institutions culturelles ou
scientifiques pour son travail sur les architectures
industrielles. Nombreuses expositions personnelles en
Allemagne. Publication de deux monographies en 1998.
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Projet
En 1990, le gouvernement allemand adopte les
«Verkehrsprojekte Deutsche Einheit», soit une
quinzaine de vastes projets de trafic autoroutier et
ferroviaire, visant l'unité allemande par
l'intégration de l'ex-R.D.A. au réseau
européen. Cette intensification spectaculaire des
moyens de transport implique de reconsidérer les
rapports au temps, à la distance et au paysage.
Hans-Christian Schink se propose d'établir
l'inventaire objectif des modifications subies par le
paysage. De nouvelles formes, conçues par les
ingénieurs et ayant leur esthétique propre,
apparaissent dans l'environnement. La planification
rationnelle du trafic entre en relation, parfois
conflictuelle, avec le paysage culturel traditionnel. Schink
souhaite exprimer le thème de l'avant/après
à travers l'ensemble de son travail : la
diversité des prises de vue illustre sa perception de
l'évolution qui se produit jusqu'au construit
définitif.
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Appréciation du jury
L'Europe entière se réjouissait, il y a
maintenant plus d'une décennie, de voir l'Allemagne
enfin réunifiée. Quel paradoxe donc
d'envisager qu'au nom du progrès, une coupure non pas
politique, mais physique cette fois, va à nouveau
séparer le pays. Hans-Christian Schink se veut ainsi
témoin à charge et avocat de la défense
: la politique de grands travaux menée dans son pays
au nom d'un réalisme économique et de la
reconstruction sociale va détruire le paysage, casser
les équilibres naturels, voire rompre parfois les
relations entre les hommes. Aux ouvrages de béton qui
vont supporter les futures autoroutes, il oppose la
fragilité du paysage. Il s'inscrit dans cette
lignée de photographes - Lewis Baltz, John Davis,
Jean-Louis Garnell, Jean-Marc Bustamante, Gabriele Basilico
- qui soulignent les désordres de notre
environnement. Le jury a particulièrement
apprécié la grande maîtrise de Schink
quant aux cadrages et au travail sur la couleur ; il a par
ailleurs tenu à encourager la pertinence de l'artiste
dans l'utilisation de la chambre photographique.
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