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Les dossiers Louis Soutter et le cinéma / Von morgens bis
mitternachts L'esprit de la lettre Les Nouvelles d'Images '02 cinéma, sont destinées à préparer le public à la manifestation veveysanne de cet automne. Cette revue est conçue comme une occasion de refléter certains éléments en préparation et de mettre en valeur l'esprit qui nous anime, en combinant informations et dossiers. Les Nouvelles susciteront peut-être des réactions. Nous serions heureux de pouvoir en prendre connaissance. Le courrier électronique est la façon la plus directe de nous atteindre et nous nous engageons à répondre à toute réflexion qui mérite d'être discutée et à toute question pertinente. Les textes que nous publions peuvent être repris en tout ou en fragment, sans autre condition que la mention correcte de la source. Quant à Images '02 cinéma, on peut prendre date : le festival se déroulera selon un calendrier original, puisqu'il aura lieu durant trois week-ends consécutifs, les 20-22 septembre, 27-29 septembre, 4-6 octobre 2002. Roland Cosandey |
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Le 21 septembre 2002, les derniers films de l'Atelier Zérodeux seront présentés sur l'Arteplage d'Yverdon. Cette première sera suivie par une programmation le week-end suivant à Vevey dans le cadre d'IMAGES '02 cinéma. Par ailleurs, d'un week-end à l'autre une anthologie des meilleures réalisations de l'Atelier Zérodeux figurera à l'affiche de notre manifestation.
IMAGES '02 cinéma entend ainsi mettre en valeur en salle de cinéma l'une des initiatives les plus intéressantes touchant, ces toutes dernières années, à la production de jeunes cinéastes, les uns encore en formation, les autres déjà actifs professionnellement. Les soixante courts métrages documentaires qui auront été réalisés à l'occasion de l'Exposition nationale entre mai 2001 et septembre 2002 sous le signe de l'invention et de la mémoire constituent à la fois un terrain d'apprentissage pour une génération de réalisateurs et de techniciens de tout le pays et un ensemble unique de documents libres sur l'Expo et ses abords. Lieu de formation, de production et d'échanges, Atelier Zérodeux est un projet lancé à l'Ecole cantonale d'art de Lausanne qui associe les principales filières de formation cinématographique suisse et les jeunes indépendants. Il est soutenu par Expo 02, SSR SRG idée suisse, la Fondation Volkart, l'Office fédéral de la communication. On trouvera une description du projet, de ses facettes et
des films réalisés jusqu'à maintenant
en allant à www.atelierzerodeux.ch. La rétrospective "Miracle du cinéma suisse / Filmwunder Schweiz" des Journées de Soleure 2002 aurait pu être l'occasion d'une interrogation qui va prendre de plus en plus d'ampleur ces prochaines années, pour autant qu'on veuille bien en prendre conscience. La conservation de la fragile production du " nouveau cinéma " suisse est-elle assurée? Ce "miracle" des années 60-80 ne risque-t-il pas de devenir, plus rapidement qu'on ne l'imagine, un mirage impalpable ? L'interrogation porte sur un passé récent dont la plupart des acteurs sont encore actifs et certains films, comme Septemberwind d'Alexander J. Seiler, s'inscrivent aujourd'hui dans sa continuité de manière réflexive. Mais elle a aussi une urgence pour le présent, puisque la suppression de la prime à la qualité à laquelle était attachée une obligation de versement en archive entraîne aujourd'hui à reconsidérer cet ersatz de dépôt légal de l'oeuvre audiovisuelle. C'est une question qui n'a rien d'abstrait. Ainsi, dans le cadre du festival Images '02, qui aura lieu à Vevey du 20 septembre au 6 octobre, avec l'ambition d'associer le répertoire et les premiers films, je souhaite montrer le second court métrage réalisé en indépendant par Yves Yersin, Valvieja. Or, tourné en Espagne en 1967, avec Renato Berta et Erwin Huppert à la caméra, produit par le couple Walker, sorti à Soleure en 1968, honoré par une prime à la qualité de la Confédération, présent pendant des années dans le catalogue de distribution de feu Film-Pool, Valvieja est introuvable. Le négatif semble avoir disparu, aucune copie positive n'est demeurée chez le réalisateur, ni chez Suzanna Walker, ni au Centre suisse du cinéma, ni à la Cinémathèque. Valvieja, qui appartient à nos souvenirs comme l'un des plus beaux films de cette période fragile et considérée comme "miraculeuse" aujourd'hui, devra-t-il rester dans l'ordre de la mémoire? Valvieja a-t-il disparu? Ces quelques lignes sont un appel. Valvieja n'est pas un
film dont on peut se désaisir sous prétexte
qu'il est tout au plus de la matière pour
"Filmwissenschaftler/in". C'est un film qui est à
tous, comme les Petites Fugues d'Yves Yersin qu'IMAGES '02
cinéma montrera à nouveau, peut être
avec Valvieja en avant-programme, car tant qu'un film n'a
pas été retrouvé, rien ne permet
d'affirmer qu'il est vraiment perdu
! "J'ai entendu dire que tu
recherchais VALVIEJA d'Yves Yersin. J'ai récemment
récupéré chez la productrice deux
copies 16 mm de VALVIEJA qui pourra ainsi durer quelque
temps encore dans les bonnes conditions climatiques du
musée". Valvieja n'était donc pas perdu ! Il suffisait
peut-être qu'on s'en préoccupât une fois
de plus, faisant une fois de plus le même circuit
d'informateurs
et que le hasard s'en
mêlât. Si les copies dégagent une odeur de vinaigre, même légère, rien n'y fera, ni le meilleur des dépôts, ni le plus heureux des hasards. Dès lors, c'est à la duplication qu'il faut songer maintenant même. Par qui ? Avec quel argent ? Les questions sont posées. La mise en valeur du patrimoine audiovisuel régional ou national passe par sa publicité. A cet égard, l'initiative du Département audiovisuel (DAV) de la Bibliothèque de la Ville de la Chaux-de-Fonds est exemplaire. Depuis le 25 mars 2002, deux lundis par mois, le DAV fait paraître un photogramme dans l'Impartial-L'Express et donne la description du document d'où l'image a été tirée, film professionnel ou amateur, réclame commerciale ou propagande politique, reportage ou documentaire. De chronique en chronique va se dessiner ainsi les contours d'une collection régionale qui fait l'objet, par ailleurs, de projections publiques régulières dont nous ne connaissons pas d'équivalent en Suisse, les " Lundis du DAV " (voir www.chaux-de-fonds.ch/services/bibliothèques). On imagine qu'une telle intervention peut aussi contribuer à enrichir les archives. Il suffit parfois de réaliser que les bobines qui occupent depuis toujours un coin de l'armoire ou que l'on transporte d'un déménagement à l'autre pourraient après tout intéresser quelqu'un ! La suite est une question de téléphone.
Celui du DAV est le 032 967 68 51. |
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Renseignements Fondation Vevey Ville d'Images |
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