5ème Grand prix international de photographie
Parmi les deux cent quarante projets, provenant de trente pays, les photographes suisses (soixante projets), et plus précisément ceux de la région du festival, se sont particulièrement distingués, témoignant d’une grande vitalité dans le domaine des arts visuels, à Vevey, à Lausanne, notamment à l’Ecal puisque trois des lauréats sont issus, à une dizaine d’années d’intervalle, de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne.
Dans les propositions retenues, le degré d’ironie et d’humour mêlés à un regard qui sait aussi être sérieux et intelligent est très encourageant. Bien loin de cultiver un aspect uniquement plastique, ces jeunes artistes participent à la redéfinition de la notion de reportage en cours depuis quelques années. L’image n’est plus simplement une illustration, elle a gagné en autonomie, elle informe, mais pas seulement, elle ouvre aussi à une dimension réflexive grâce à laquelle elle a - et nous avec elle - tout à gagner.
Le jury international a été unanime et cohérent dans ses choix. Ce qui nous permet de présenter les lauréats dans une exposition forte où ils semblent, dans le même espace, dialoguer et se répondre afin d’approfondir la connaissance que nous pouvons avoir de leurs images.
Le jury du 5ème Grand prix international de photographie était composé de Véronique Bouruet-Aubertot (critique indépendante, Paris), Moritz Neumüller (historien d’art, PhotoEspaña, Madrid), John Lippens (galeriste, Lausanne), Thomas Pfister (professeur, Berne), Wolfgang Stahr (photographe, Berlin).
3ème Grand prix européen des premiers films
Le Grand prix des premiers films est simple à décrire : depuis 2001, les années impaires, trois cinéastes appartenant aux trois dernières promotions des écoles de cinéma d’Europe se voient attribuer dix mille euros chacun par un jury international de professionnels. Leur dossier tient en trois pages: un synopsis, une note d’intention sur le projet, une autre sur la production. Et trois films antérieurs. La combinaison est déterminante : les trois jurys ont chaque fois décidé d’attribuer le prix en mesurant les attraits du dossier aux promesses montrées par les travaux déjà réalisés.
A partir de là, tout devient passionnément complexe. Trois cinéastes soudain dotés d’une somme venue d’un lieu dont ils ne savent pas forcément qu’on y trouve Nestlé, la tombe de Chaplin, le Centre commercial St Antoine, un Fonds culturel Riviera, cinq cinémas, ni même un lac de Genève, trois jeunes cinéastes d’Europe doivent se débrouiller dans leur contexte propre, avec cette obligation: livrer en une année un film achevé ou dans le plus délicat des cas la démonstration d’un film en bonne voie d’être achevé.
Pendant une année, une correspondance s’établit avec trois personnes attelées, le plus souvent pour la première fois, aux multiples tâches d’un réalisateur: développer un scénario, trouver les forces de production, rassembler une équipe. Et faire l’épreuve de sa vocation et de son talent de cinéaste.
Ce lien n’a rien d’un contrôle. C’est un accompagnement de sympathie, une manière d’encourager de loin une entreprise dont le spectateur ne soupçonne guère l’énergie et la foi qu’elle requière. Saluons les institutions qui ont accepté de partager le risque en dotant chacune un prix: l’Etat de Vaud, SSR SRG idée suisse et le Centre commercial St Antoine, Vevey.
Quand arrive le festival, cette chronologie fait qu’au lieu d’être une circonstance où l’on décerne des prix, la manifestation devient le moment où le public inaugure des œuvres et où les cinéastes affrontent leurs premiers spectateurs.
Le jury du 3ème Grand prix européen des premiers films était composé de Christian Davi (Zurich), réalisateur et producteur, Marion Hänsel (Bruxelles), réalisatrice et productrice, Albertine Lastera (Paris), monteuse, Michel Schopfer (Genève), producteur TSR, Patricia Valeix (Paris), scénariste et réalisatrice. |
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