Abglanz
Après une première présentation internationale à la Biennale Images Vevey en 2020, Alina Frieske prolonge la série Abglanz à Images Gibellina, qu’elle adapte et compose spécifiquement pour le contexte du festival. À partir de centaines de fragments prélevés sur le web, l’artiste assemble des images comme des pièces de puzzles mêlées. Ses collages numériques, proches de la peinture par leur minutie, explorent la multiplicité et la manière dont le familier se recompose dans l’amas d’images circulant en ligne. En juxtaposant œuvres finalisées, découpes et images en cours, Abglanz révèle un geste patient de réassemblage, où les contours se fondent et les motifs se répètent, invitant à questionner ce qui reste identifiable lorsque les images s’imitent mutuellement.
Abglanz
Avec sa série Abglanz réalisée dans le cadre de son travail de diplôme à l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne, Alina Frieske nous offre la poésie d’un mot allemand dont la traduction littérale est impossible. En français, l’expression désigne un « pâle reflet » ou encore un « écho lointain ». Pour ce projet, Frieske commence par récolter des visuels au grès de ses recherches sur les réseaux sociaux. À partir d’une vaste sélection d’instantanés et de selfies anonymes, l’artiste extrait des fragments qu’elle réarrange ensuite dans des photomontages numériques. Ces compositions résultent en une série de portraits et de natures mortes inspirés par l’histoire de la peinture. En détournant l’intention originelle des clichés récoltés, Frieske sensibilise le public à la question de l’accessibilité et de l’appropriation d’informations personnelles et intimes laissées à portée de tou·te·s sur internet. La mise en garde de Frieske est d’une beauté étonnante. Tout en adoptant les codes classiques de genres bien connus, ils sont réactualisés par l’artiste grâce à un procédé hors des sentiers battus.