Thomas Sauvin

France (1983)
Biennale Images Vevey
2020
No More, No Less

Kensuke Koike et Thomas Sauvin joignent leurs forces créatives pour réaliser la série No More, No Less. C’est le cahier d’exercices d’un étudiant en photographie de l’Université de Shanghai qui est à l’origine de ce projet. Réalisé dans les années 1980, l’album se compose d’une série de portraits anonymes en noir et blanc. Découverts par Sauvin, ils sont ensuite soumis à l’imagination tranchante de Koike. Ensemble, ils décident de transformer ces témoins du passé en respectant scrupuleusement une règle formelle : ne jamais rien ajouter, ne jamais rien enlever. À l’aide d’un scalpel et d’adhésif, l’artiste japonais les découpe, les désassemble et les reconstitue en collages psychédéliques surprenants. Avec une précision millimétrique, il parvient à créer une nouvelle image qui ne se compose que d’elle-même. Tels des alchimistes, Koike et Sauvin réinventent avec habileté et humour des images destinées à l’oubli, transformant le banal en matière à rêver.

Biennale Images Vevey
2016
Hand-Colored Photography

Thomas Sauvin et Lei Lei (Chine, 1985) ont rassemblé, colorisé, manipulé et animé des clichés anonymes en noir et blanc trouvés sur les marchés aux puces chinois. Par ce processus répété parfois plus d’une centaine de fois, ils reconnectent ces photographies entre elles, s’imaginant qu’elles ont appartenu à une même personne, et révèlent l’infini potentiel narratif d’une image extraite de son contexte d’origine. Composée de près de 1200 photographies, l’installation Hand-Colored Photography rend compte du travail méticuleux et titanesque engagé par le duo pour créer de toutes pièces la vie imaginaire d’un Chinois.

Biennale Images Vevey
2014
Beijing Silvermine

Pendant près d’une décennie, Thomas Sauvin récolte dans une entreprise de recyclage de nitrate d’argent située au nord de Pékin, des négatifs qu’il achète au kilo, pour ensuite les numériser et les classer par thèmes. Constituée de plus d’un demi-million de clichés anonymes, son immense archive Beijing Silvermine offre un portrait authentique et décalé d’une Chine qui s’ouvre à la société des loisirs à la fin de la révolution culturelle. À proximité du lac Léman, la Biennale Images Vevey présente une sélection de ces images de Chinois goûtant aux joies des parcs d’attractions et de la baignade, également reproduites pour l’occasion sur des serviettes de bain disposées dans l’espace public.